Une présentation de Jyri Engeström sur son concept phare de socialité centrée sur les objets.
Les gens ne sont pas juste en relation les uns aux autres, ils sont en relation parce qu’ils ont des interactions médiées par des objets.
Il introduit un nouveau concept, celui de Nodal Points : quels sont les indicateurs, les alarmes ? Et pour qui les activer? En gros, comment filtrer sur son réseau les informations concernant l’activité. Qui est intéressé par quelles informations sur mon réseau?
L’exposé est ancré dans une vision du futur du web avec la venue de la mobilité.
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Osidmesh
Vendredi 23 octobre 2009Une journée organisée au labo pour faire se rencontrer les Sciences Humaines et Sociales et l’informatique.
C’est la journée Osidmesh pour être aussi de méche
Fatalement avec des thèses pluridisciplinaires à cheval entre SHS et informatique on ne pouvait que participer.
“On”, c’est Julien Cotret et moi. Et nos deux thèses sur la dynamique des débats publics sur internet.
Et puis on (les organisateurs de la journée cette fois), nous avait dit que les gens de SHS souhaitaient qu’on leur présente des outils pour faire des sondages d’opinion en ligne. Alors fatalement, nous on leur a parlé de Facebook, des blogs…
Déjà, c’est quoi une opinion? C’est un acte discursif où l’énonciateur “modalise” explicitement ou implicitement l’objet de son énonciation avec les dimensions “possible/impossible”, “souhaitable/non souhaitable”, “beau/laid”, “agréable/désagréable”, etc. [Chabrol & Bromberg, 1999]
Et puis, soyons sérieux, les enquêtes d’opinion c’est bien mais ça a plein de limites.
Ca passe trés bien à l’échelle, les résultats sont facilement traitables mais par contre ça ne fournit qu’un instantané de l’opinion des gens et puis c’est fortement biaisé par les auteurs du questionnaire et par la formulation de leurs questions.
Donc y a quoi de mieux? Et bien y a le Web Social. Les facebooks, blogs, forums, twitters et compagnie qui, bien que pas du tout prévus pour ça à la base, permettent à tout le monde de partager son opinion avec son réseau. Et une opinion qui évolue sans cesse du coup. Puisque re-discutée par les autres et donc re-défendue. Bref du débat sur internet.
Bon ok, le traitement des données et beaucoup plus couteux. Il faut se palucher les APIs nécessaires à l’extraction des données, il faut faire du traitement de la langue pour analyser la sémantique des objets d’échange (comprendre interpréter les posts comme des actes de langage), et il y a un certain biais des contenus dû aux interfaces.
D’un autre côté, on gagne des opinions fortement contextualisées, pas du tout pré-définies (chacun dit ce qu’il veut ou presque), et l’utilisateur est pro-actif (s’exprime qui veut).
Alors du coup, qu’est-ce qu’il faudrait faire de mieux? Et bien il faudrait déjà concevoir un outil pour ça, pour l’expression d’opinions. Dans nos tentatives précédentes on a essayé d’introduire un peu de sémantique dans des templates de saisie d’opinions. On a essayé de penser la discussion comme étant centrée autour de textes de départ. On sait pas trés bien encore mais on y travaille, il nous reste deux ans de thèse…
Et puis qu’est-ce qui nous intéresse le plus dans ce sujet :
Pour Julien c’est la partie assistance, pour moi c’est la partie visualisation/cartographie.
Et en guise de conclusion : il est temps de faire (comprendre “concevoir”) du web 2.0 avec des gens de SHS et inversement, faisons des SHS avec des outils web2.0.
Ah et ultime petite remarque, pour les slides sur sarkozy et l’ump. Et bien comment dire, loin de nous l’idée de faire de la propagande mais actuellement, et c’est déplorable, ce sont eux les plus efficaces en terme d’utilisation des outils web 2.0 pour faire de la com.
Il serait temps que les autres s’y mettent !!!





