Ca a eu lieu à Paris 8 cet été du 30 septembre au 2 octobre. Et comme d’hab quand je dois faire un article de retour sur une conférence, j’ai un peu de retard.
Donc voilà un petit compte rendu trés court de la conf H2PTM 09 centré sur nos apports. Je reviendrai peut-être plus tard dans un autre article sur mes lectures suite cette conférence.
Pour commencer, H2PTM ça signifie : Hypertexte, Hypermédia, Pratiques, Tools et Méthodes.
Du coup H2PTM ça parle de quoi? Ben ça parle essentiellement d’hyperdocuments. Mais aussi de nouvelles pratiques web. Nos articles sont respectivement dans les sections : jeux numériques et univers virtuels ET web sémantique et travail collaboratif.
On y était avec Fanny Georges et Bérenger Arnaud pour présenter deux articles. Un article long co-écrit tous les 3 avec aussi Guillaume Artignan, et puis nos encadrants respectifs bien sur. L’autre court, écrit par Bérenger tout seul comme un grand, et sa directrice de thèse bien sur.
Le premier parle de nos travaux sur Facebbok. Le moissonage de données pour qualifier les liens d’amitié un peu mieux en se basant sur les véritables interactions entre les personnes. L’idée est de mesurer l’intensité des liens entre des amis Facebook (à la Granovetter) à partir de leurs interactions ou leurs échanges (cette vision object-centered sociality). Du coup, pour cette première version, on s’est appuyé sur les amis communs, les groupes communs et l’utilisation des tags. Et on a produit une visualisation de graphes de type noeud-lien mais centrée sur l’individu avec un layout circle-graph afin d’avoir tous les amis en cercle autour de l’individu. Chaque lien étant constitué de 3 épaisseurs représentant l’intensité de chaque type d’échange.
Le deuxième parle de tagging collaboratif. Bérenger a expérimenté sur notre équipe au labo une façon de partager ses tags avec les autres. Un peu dans la lignée des delicious ou autres. L’idée étant de proposer un système qui résolve les problèmes classiques du tagging à savoir : la polysémie et la synonimie.
Juste deux petites prises de bec, une au sujet du web2.0 et du web sémantique. Ce ne sont pas des praitques incompatibles. On peut trés bien faire produire des données par des utilisateurs (ça c’est web2.0) et les représenter par des ontologies (ça c’est web sémantique). Je crois que la remarque qui m’a énervé à ce sujet est venue suite à l’exposé de Bérenger. Quelqu’un a dit un truc du genre : “il y en a assez de ces gens du web sémantique qui tentent de récupérer à leur compte la pratique du tagging”.Et bien non, y en a pas assez !! Même si Bérenger n’est pas à 100% convaincu, la proposition de A Passant de lier tagging et ontologies par le biais de MOAT nous a semblé pertinente (voir la thèse de A Passant). Ce n’est peut-être pas suffisant mais c’est un début de bonne direction.
Et la deuxième prise de bec au sujet de la référence What is Web2.0? d’O’Reilly. On a osé me dire que ça ne faisait pas sérieux comme référence au sujet du Web2.0. Pas assez scientifique. Non mais et puis quoi encore!! Qui a parlé de Web 2.0 en premier s’il vous plaît? Et puis ce n’est pas parce que ce n’est pas une publication académique que ce n’est pas scientifique. Et puis ce n’est pas parce que ce n’est pas scientifique que ce n’est pas citable dans un contexte scientifique. N’oublions pas que le web2.0 est avant tout un business concept.
Je mets nos présentations à votre disposition. Nos articles sont disponibles dans les actes de la conférence.
Sémiotique et visualisation de l’identité numérique: une étude comparée de Facebook et Myspace





